lundi 2 avril 2007

Le marché bulgare du vin : les ventes de vin bulgare

Nous ne sommes pas encore beaucoup attardé sur les acteurs des pays de l’Europe de l’Est. Leur récente adhésion va leur permettre d’accéder à de nouveaux marchés. Arrêtons nous sur le cas de la Bulgarie.

Ce nouvel état membre (8,7 millions d’habitants) de l’Union Européenne est un concurrent dynamique sur le marché du vin. Pour l’année 2005, sa production nationale de vin s’est élevée à 1,54 millions d’hl, dont 919 661 hl de vins rouges et 628 805 hl de vins blancs. Près des trois quarts de sa production en volume sont exportés et ce pour un montant de 75 millions d’euros. Le marché domestique est encore très limité.

La filière bulgare s’est organisée et des fonds ont été débloqué pour améliorer l’image des vins à l’exportation. Les professionnels des vins bulgares ont mis en place des stratégies marketing agressives axées notamment sur les cépages typiquement bulgares alliés à des variétés internationales (source : article Terre-Net).

Quels sont les principaux marchés à l’exportation de ce pays ? Pour la grande majorité, c’est la Russie qui capte les exportations de vin bulgare (60 %), suivie de la Pologne (17,4 %), l’Allemagne (4,2 %) et le Royaume-Uni (3,4 %).

Les importations françaises en Bulgarie ont atteint 715 550 euros en 2005 (soit 1353 hl), ce qui représentent un peu moins d’1% des importations totales en Bulgarie source (source : étude de la mission économique de Sofia en Bulgarie). Les vins français sont considérés comme cher et luxueux. Cette situation limite la performance des français en Bulgarie. Pour aborder ce marché où le pouvoir d’achat est encore très limité (salaire moyen dans la capitale équivaut à 1/5 du SMIC français) par rapport au reste de l’Europe, il faut attaquer le marché par le moyen de gamme voire le bas de gamme. Cela ne signifie pas forcément de baisser la qualité des vins exportés vers la Bulgarie.

Le vignoble bulgare connaît encore des difficultés. Malgré des fonds européens de pré adhésion pour moderniser les caves, les équipements sont souvent dépassés, les investissements manquent et les différents cépages ne permettent pas d’assurer une qualité homogène. Le vignoble bulgare a besoin d’outils de production performants pour pouvoir continuer sa stratégie de développement à l’international.

La progression de ce producteur de vin ne représente pas un danger immédiat pour les viticulteurs français. Pourtant il ne faut pas se tromper car la machine est en route et sa récente adhésion à l’Union Européenne va lui permettre d’améliorer ses performances et d’accéder à de nouveaux marchés.

Les producteurs français intéressés par ce marché peuvent participer au salon Vinaria qui regroupe les principaux opérateurs locaux et internationaux dans le domaine de la viticulture, de la vinification, des équipements, des emballages et d’autres services relatifs au secteur vitivinicole.

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