mardi 10 avril 2007

Vin et santé: l'éternel débat



Tous les mois ou presque, tombe une étude scientifique sur les conséquences plus ou moins néfastes de l'alcool en général et du vin en particulier sur le système cardiovasculaire, le cerveau, l'estomac...

La première étude montrant que des composants du vin contribuaient à réduire les risques cardiovasculaires remonte à 1974. L'étude dite de Framingham, menée par l'école de médecine de la Boston University montrai que 4 moyens amplifiat les risques de maladies du coeur: la cigarette, un fort taux de cholesterol, une pression artérielle trop importante et... l'abstinence d'alcool. Un article de la Napa Valley Register révèle d'ailleurs que ce dernier facteur de risque a été littéralement censuré par le National Institute of Health, agence gouvernementale américaine.

Il faudra attendre 1991 pour que, porté par le concept du French Paradox (inventé par le professeur Serge Renaud lors d'un passage à la télévision américaine), cette découverte éclate au grand jour. Le French Paradox désigne le fait que les Français, malgré leur consommation importante de graisses, ont en moyenne moins de maladies cardiovasculaires grace au vin. De la meme manière, c'est le vin (et non l'huile d'olive) qui ferait que le régime crétois serait si bon pour la santé.

Ce role bénéfique du vin est un axe essentiel dans la stratégie des lobbyistes du vin, qui ont réclamé et obtenu en France un traitement différentié du vin dans le cadre de la loi Evin.
Le site internet Vin et Santé relaie les informations à ce sujet. Il émane du guide Vin et santé, crée il y a douze ans par une maison d'édition de Montpellier, Les Editions du Voyage, avec la participation du professeur Cabrol.

Une récente bibliographie consultable sur le site Vitisphère donne un aperçu de la quantité d'ouvrages écrits sur le sujet, et encore, Vitisphère ne donne que les ouvrages vantant les mérites du vin pour la santé!

Il est difficile de s'y retrouver parmi toutes les conclusions des diverses études. Difficile aussi d'établir une quelconque objectivité scientifique, mise à mal par les récupérations de toutes sortes, qu'il s'agisse des groupes d'interet viti vinicoles ou des défenseurs de la santé publique. Nous reviendrons sur cet épineux sujet...

3 commentaires:

Blogger katia a dit...

Certains chercheurs ou instituts ne sont ils pas payés par le lobbying du vin pour déclarer que ce dernier est bon pour la santé?

11 avril 2007 à 16:00:00 UTC+2  
Blogger Hugues d'Antin a dit...

C'est la grande question...
Mais pour ne pas accuser à tort, le sujet réclame un peu de recherches et d'investigations... Nous aborderons bientot plus en détail le problème. Quelques pistes pour le moment: le International Center for Alcohol Policies (ICAp), think tank regroupant industriels et politiques, publient des études relativisant l'imapct de l'alcool. L'équivalent européen est le European Forum for Responsible Drinking, anciennement "Amsterdam Group".

11 avril 2007 à 17:11:00 UTC+2  
Anonymous le fils de vigneron-qui-roule-en-porsche a dit...

Les effets positifs du vin sur la santé ont fait l'objet de beaucoup d'études scientifiques dont on ne peut remettre en cause l'intégrité. Biensûr, sa consommation doit rester raisonnable et responsable.
2 termes qui ont l'air de choquer les associations d'anciens alcooliques. Il est vrai que ces derniers ne le sont nullement, passant facilement d'un extrême à l'autre...

14 avril 2007 à 20:08:00 UTC+2  

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