mardi 27 mars 2007

LVMH et la vente de vin

Si on parle souvent des succès de Louis Vuitton, on entend moins souvent parler de la branche Vins et Spiritueux de LVMH. Elle représente la deuxième activité de Louis Vuitton en terme de chiffre d’affaires, de résultat opérationnel et c’est l’une des plus profitable.

En 2006, LVMH a réalisé un chiffre d’affaire de 2, 944 milliards dans les vins et spiritueux (la mode et la maroquinerie représente un CA de 5,222 milliard d’euros, l’activité Parfums & Cosmétiques un CA de 2, 519 milliards d’euros et l’activité Montres & Joaillerie un CA de 737 millions d’euros) soit une hausse de 11% par rapport à 2005. Sur la même période le chiffre d’affaire de l’activité mode et maroquinerie a affiché une hausse de 8,5% alors que le résultat opérationnel enregistrait la même progression que celui de la branche Vin et Spiritueux (+11%).

Son chiffre d’affaire est réalisé pour la grande majorité à l’international avec seulement 8% des ventes à destination de la France. Les principaux marchés à l’international sont les Etats-Unis qui absorbent 31 % des ventes ; l’Europe (28%), en Asie (15%) et le Japon (9%).

Au sein de sa branche vins et spiritueux, on trouve des marques françaises très prestigieuses. Moet Hennesy, Dom Perignon, Veuve Clicquot, Ruinart. Pourtant il faut relativiser et à l’instar d’autres grandes entreprises françaises, LVMH ne réalise pas la totalité de son chiffre d’affaire avec des produits français. En effet, LVMH est aussi propriétaire de vignobles étrangers comme aux Etats-Unis (Domaine Chandon California Inc), en Australie (Domaine Chandon Australia Green Point Pty Ltd), en Argentine (Terrazas de los Andes et Cheval des Andes).

Quel est le rôle d’entreprises comme LVMH dans la compétition mondiale que se joue les pays producteurs de vins ?

Tout d’abord il faut comprendre que loin de se positionner sur l’échiquier géopolitique et géoéconomique de la compétition entre les pays producteurs de vins, LVMH est clairement positionné sur l’échiquier concurrentiel. Son objectif est de vendre ses produits qu’ils soient français, australiens, américains ou argentins.

De même, on peut considérer que LVMH au vue de la montée en puissance de nouveaux producteurs (notamment du nouveau monde), a voulu profiter de cette tendance plutôt que de la subir. Mais il faut avouer que LVMH a aussi contribué au développement de ces nouveaux acteurs en s’implantant et en participant au développement de la filière viticole de certains pays comme les Etats-Unis (présent depuis 1973) ou l’Australie (présent depuis 1986). LVMH n’est pas la seule entité en question, de nombreux groupes et experts français du vin ont contribué à transmettre un savoir-faire dans les pays des vins du nouveau monde.

Doit-on se lamenter de ce constat ? Pas nécessairement, ce mouvement a permis la création et le développement de nouveaux marchés dans le monde. Cette compétition permet aussi à la filière française de se remettre en question et de développer de nouvelles compétences.

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