mercredi 28 novembre 2007

SITEVI, conquete des marchés et ressources utiles

A l'occasion du salon professionnel SITEVI (Salon International des Techniques Viticoles) de Montpellier qui se termine aujourd'hui et qui a pour thème majeur l'export, le site Viti Net (groupe Terre Net Media) propose un dossier spécial export très riche. Vous y trouverez des fiches pays, des compte rendus des conférences de SITEVI, des témoignages de viticulteurs exportateurs, et des articles de l'année écoulée sur certaines problématiques (tendances de consommation, positionnement des vins français...).
Le salon SITEVI est important pour la profession car il présente les innovations techniques marketing ou commerciales à travers 800 exposants. Le salon a pour l'instant été marqué par un discours de Georges Freche, président de la région Languedoc Roussillon, pronant la constitution d'une fédération professionnelle unique au lieu des des 4 actuellement en place pour la seule région Languedoc Roussillon! Une préconisation que l'on pourrait étendre à la France, ou les multiples fédérations professionnelles cristallisent les guerres intestines entre régions productrices et peinent a représenter les interets du secteur.
A signaler aussi, toujours à l'occasion du SITEVI le lancement par Viti Net d'une newsletter hebdomadaire, le mel viticole, qui s'adresse aux acteurs de la filière.

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lundi 1 octobre 2007

Le web 2.0 va-t-il révolutionner le monde du vin?

Le vin est un produit par nature élitiste, qui pour etre apprécié demande de maitriser des codes et de connaitre les multiples terroirs,cépages et autres subtilités...
Car quoiqu'en disent certains producteurs et grands groupes qui voudraient faire du vin un produit standardisé, il reste difficile de s'y retrouver dans une offre pléthorique.

Aujourd'hui deux exemples qui répondent chacun à leur manière à ces deux caractéristiques du marché du vin: difficulté de différencier l'offre et image élitiste.
Le premier cas est celui d'un producteur sud africain qui a fait confiance à Hugh Mac Leod, dessinateur et blogger anglais, pour s'occuper de la stratégie de vente du vin. Mac Leod a eu l'idée géniale mais incongrue de célébrer les noces de la vigne et du "geek" en offrant à tout blogger en age légal de boire qui en faisait la demande une bouteille de vin.
L'effet a été immédiat: meme sans etre obligés d'en parler, les heureux bloggers, séduits par cette communication non conventionnelle (voir ci-contre) se sont empressés de dresser des lauriers à ce vin sud africain si bien qu'il a fini en bonne place sur les étagères des supemarchés Tesco, en Angleterre. Cette stratégie basée sur le marketing viral, inédite pour le vin, est très séduisante, meme si ce genre de coups ne profitent souvent qu'à ceux qui auront tiré les premiers. Il montre cependant qu'Internet, au delà des sites classiques de vente en ligne de vin, est un terrain propice pour sortir du lot! Il est intéressant de voir comment cette stratégie a permis au producteur sud africain de court circuiter les complexes étapes de commercialisation et d'acquisition de notoriété (oenologues, guides, notes, récompenses) pour s'adresser à un public a priori très éloigné du monde du vin. Hugh Mac Leod a continué sur sa lancée en proposant récement une cuvée spéciale exclusivement destinée aux employés de Microsoft: la Blue Monster Reserve.

Le deuxième exemple frappant de cette utilisation d'Internet vient des Etats Unis, ou un caviste du New Jersey, Gary Vaynerchuck, propose depuis févier 2006 et presque quotidiennement des podcasts d'initiation à l'oenologie.


Tous les vins goutés sont bien sur proposés à la vente dans la boutique, et le caviste-oenologue-podcasteur connait un franc succès. Pendant un quart d'heure, sur un ton familier qui n'exclue pas les envolées lyriques propres à l'exercice, Gary Vaynerchuck présente trois à quatre vins qu'il déguste devant nous en les commentant. Il a aussi adopté les codes et la mentalité de l'internaute web 2.0, à savoir une méfiance envers les autorités établies et les experts. Durant certaines dégustations il accroche ainsi au mur derrière lui une petite pancarte disant: "Don't listen to me ,listen to your palette" (Ne m'écoutez pas, écoutez votre palais). Un peu hypocrite après plus de 300 épisodes de dégustations suivies par 25 OOO "spectateurs" par jour, et une couverture médiatiques impressionnante: Time magazine, entre autres... Néanmoins le ton est novateur, et ce très bon vendeur donne réellement envie de l'accompagner dans des dégustations qu'il sait rendre efficaces, dynamiques et à la portée de tous (pour peu qu'on comprenne un anglais au débit assez rapide, et aux expressions imagées...).

A noter également le développement de sites communautaires ayant pour thème le vin et sa dégustation. Ils utilisent à bon escient les outils technolgiques pour enrichir les appréciations sur tel ou tel vin. Le principe est simple: les membres publient une critique sur un vin, qui peut etre ensuite enrichie par les commentaires des autres lecteurs, comme sur un blog. Des tags (mots clés) décrivent les régions d'origine, les plats qu'accompagnent bien tel ou tel vin ou encore les millésimes, et constituent une sorte de vinothèque alimentée par les internautes. Deux adresses,encore une fois anglo-saxonnes, qui vont bien au delà du gadget: Cork'd et Winelog .

Et pour finir cet aperçu non exhaustif, mentionons juste qu'il existe plus de 500 groupes dont le thème est le vin sur Facebook, le réseau social dont tout le monde parle...

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vendredi 31 août 2007

La maitrise de la connaissance, enjeu stratégique sur le marché du vin.

Un article très intéressant du journal Sud Ouest évoque l'ouverture prochaine de l'Institut des Sciences de la Vigne et du Vin (l'ISVV), à Villenave d'Ornon, près de Bordeaux. On ne peut que se féliciter d'une telle initiative qui regroupera sous un meme toit enseignants étudiants et chercheurs. A l'heure où le génome de la vigne vient d'etre décrypté , la recherche scientifique sur le vin est un enjeu majeur, aujourd'hui bien compris des californiens à l'université de Davis et des australiens qui ont fait de l'université d'Adelaide une référence en la matière.

L'Institut encore en travaux, ouvrira ses portes en octobre 2008 et proposera activités de formation et de recherche articulées autour de trois thèmes: oenologie, physiologie, polyphénols et santé. Il a cependant commencé cette année un cycle de séminaires et de conférences dont on peut trouver le programme sur le site de l'ISVV.

Chose intéressante, l'ISVV ne restera pas cantonné à la sphère scientifique et sollicitera aussi professeurs et chercheurs en sciences humaines et sciences de gestion, notamment en marketing. Pour Serge Delrot, directeur de l'ISVV, cité par Sud Ouest "Avec ces outils nous n'aurons aucune excuse à ne pas réussir". L'ISVV semble s'etre donné des objectifs ambitieux en terme d'attractivité des cerveaux mais aussi de rayonnement en termes de production scientifique.

L'ISVV permettra peut etre de structurer un prochain pole de compétitivité aquitain sur les problématiques viti vinicoles. Le projet Inno'vin n'a en effet pas été retenu lors de l'ajout de 5 nouveaux poles le 5 juillet dernier.

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samedi 28 avril 2007

Des canettes de vin au Japon: l’importance de l’adaptabilité du packaging


C’est encore une entreprise australienne qui a innové sur le packaging. Il s’agit de l’entreprise Vinsafe (une entreprise spécialisée en innovation du packaging pour le vin) pour le compte de Barokes, qui a introduit dans le pays du soleil levant une canette de 250 millilitres.


Pendant que les français continuent à défendre l’idée du vin comme un produit qui doit être conservé en fût de chêne, au Japon, les canettes font rages. On peut trouver du café, du thé, du vin, de la bière bien sûr, du sake ou du shochu, etc...

Nihon Shurui Hanbai est l’entreprise nippone qui s’occupe de la distribution du produit dans son nouveau format. La stratégie suivit par le groupe est d’abord d’introduire les canettes de vin dans les grands supermarchés luxueux de Tokio comme Kinokuniya ou Queens Isetan. Ensuite viendront les plus de 3 millions de distributeurs de boisson de tout le pays.

Je trouve très significatif le positionnement du produit dans les magasins de luxe. Nous pouvons apprécier l’éloignement des matrices culturelles entre nos pays. En France, un produit présenté dans une canette serait impossible à vendre dans un rayon haut de gamme. Par contre, nous pouvons apprécier qu’au Japon ce clivage idéologique ne se produit pas.

Je pense, pour conclure, que les producteurs français ont tout intérêt à positionner leurs produits par rapport à la demande et aux caractéristiques culturelles de chaque pays s'ils ne veulent pas perdre des parts de marché face aux nouveaux entrants. Dans le cas précis qui nous occupe, les australiens, de nouveaux grâce au packaging ont obtenu une plus grande pénétration de leurs vins.

Voir également notre précédent article sur le packaging australien du jeudi 28 décembre 2006.

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mercredi 18 avril 2007

Technologie et tradition: vin et satellite à Valence (Espagne)

Le débat qui fait rage dans le milieu viticole français est fondamentalement centré sur l’équilibre entre l’innovation et la tradition. Pour les plus puristes, majoritaires en France, le vin doit être un produit artisanal unique et élaboré en suivant la tradition entretenue pendant des siècles. Pour d’autres, l’innovation et la technologie doivent s’intéger complètement dans l’élaboration des vins. Il est vrai que cette position est assez minoritaire dans l’Hexagone et dans les pays producteurs traditionnels comme l’Espagne et l’Italie. Elle est beaucoup plus répandue dans le pragmatisme anglosaxon (États-Unis, Nouvelle Zélande et Austalie) et dans les pays émergents dans le monde du vin comme l’Argentine, le Chili ou l’Afrique du Sud
Maintenant c’est en Espagne et plus précisement à Valence que la technologie est venue au secours des vignerons.

En effet, une initiative a été lancée en collaboration entre trois appellations d’origine, plus de 30 marques de vins et la Chaire de la vigne et du vin de l’Université Polytechnique de Valence .
Pedro Beltrán, le directeur de la chaire a insisté sur les objectifs du projet Vitisig qui sont d’améliorer les activités en relation avec la production de vin grâce à un suivi réalisé par satellite.
Un autre aspect très important de ce projet est le développement d’un outil informatique permettant l’administration et la gestion de la traçabilité sur les produits viticoles (voir les travaux de Pedro Beltrán sur cet outil de traçabilité).
C’est cet aspect qui est sûrement le plus important. Avec le développement du la surconsommation et le développement de l’hyperconcurrence, le consommateur est devenu de plus en plus exigeant et l’un des facteurs qui sont en train d’émerger avec de plus en plus de puissance est celui précisemment de la traçabilité des produits.


L’objectif est donc double : améliorer l’offre vinicole de Valence et proposer un avantage concurrentiel définitif.

Vous pouvez également consulter le post sur la collaboration entre la NASA et des producteurs de vins en Californie.

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lundi 12 février 2007

Vinothérapie by Caudalie




Le vin, ou plus exactement les pépins de raisin ont des vertus thérapeutiques reconnus et agissent pour le bien-être de la peau. Ce concept est fortement utilisé par Caudalie qui a créé toute une gamme de produits de soin à base de raisin. Quelques exemples: Concentré Essentiel Fermeté Buste-Bras-Ventre, Gommage Sauvignon, Gommage Crushed Cabernet, Gel Douche Fleur de Vigne, Gel douche Sauvignon, etc.



Mais ce qui est plus étonnant est les spas Vinothérapie de Caudalie. Plusieurs formules sont proposées: soins, ou cures: Cure le Raisin dans tous ses états, Cure Caudalie d'Exception, Cure Initiation Vinothérapie, Cure forme & minceur, Cure petit raisin. Il faut compter pour de 2 jours entre 290 et 362 euros. Le lieu est le Spa de Vinothérapie aux sources de Caudalie à Martillaac (35). www.sources-caudalie.com
Exemple de soins pour la cure Le Raisin dans tous ses états: Bain à la Vigne Rouge, Bain au Marc de Raisin, Enveloppement Miel et Vin... associés à des soins « purement raisin », le Gommage Crushed Cabernet, le soin du visage Vinosource et le Massage Pulpe Friction.
Quant aux résultats, je ne peux vous les dire...


L'entreprise Caudalie

L'entreprise Caudalie 180 salariés. Elle a exporté sa formule Vinothérapie en Espagne, Italie, Etats-Unis et Taiwan et est distribué dans 25 pays. Elle réalise 25% de son chiffre d'affaire à l'export.
Les fondateurs Mathilde et Bertrand Thomas sont tous deux issus d'une famille de producteurs de vin, et ont eu cette idée après leur rencontre avec le professeur Vercauteren de la Faculté de Pharmacie de Bordeaux.

Comment cette entreprise a-t-elle réussi?

Caudalie a connu un développement impressionnant. La société qui s'est spécialisée dans la vinothérapie (des produits cosmétiques à base de polyphénols contenus dans les pépins de raisins, puis des spas et des séjours à base de vinothérapie) possède aujourd'hui cinq filiales dans le monde et réalise un chiffre d'affaires de 36 millions d'euros. Ses produits (crèmes anti-âge, démaquillants, etc.) sont vendus en pharmacie et parapharmacie dans 25 pays dans le monde.
La marque bordelaise de cosmétique a joué depuis 1998 de toutes les ressources du Web pour soutenir son développement. En effet, son premier site a vu le jour en 1999 et fournissait un service aux clients existants dans une optique de fidélisation. Ce site s'inscrivait dans une stratégie de relation client. Ainsi il fournissait des conseils, procédait à des envois d'échantillons selon les réponses aux questionnaires.
Aussi Caudalie s'est très tôt positionnée sur le e-commerce, notamment pour développer ses ventes à l'étranger. L'entreprise a donc adapté le site pour chaque pays.

Caudalie est un exemple de business modèle à suivre et déclinable aux producteurs de vin français. En effet, l'usage d'Internet devrait être mieux maitrisé par le secteur viticole pour une plus grande visibilité, pour comprendre les clients et les fidéliser, pour exporter les produits.



>>>Le journal du Net
>>>Le site Caudalie

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mercredi 31 janvier 2007

Comment la NASA tente d'"améliorer" le vin californien


La NASA a conduit deux projets avec Mondavi, multinationale américaine du vin, afin d'une part de mieux détecter la présence du phylloxera, et d'autre part de déterminer le meilleur moment pour les vendanges, la taille et autres opérations qui rythment l'année dans les vignobles.
Le projet CRUSH se proposait en fait de remplacer le savoir-faire, l'expérience née du temps, par une observation scientifique et vue du ciel des vignobles. Ainsi la connaissance de son vignoble ne dépend plus du lien qui unit le viticulteur à sa vigne, mais de statistiques sophistiquées.

Le résumé du projet CRUSH le dit clairement en introduction: la Californie n'a pas le recul nécessaire et le savoir faire français. La technique doit y remédier, et permettre aux producteurs de Mondavi de déterminer quelles parcelles doivent etre vendangées, et dans quel ordre, ainsi que la destination finale des raisins ainsi récoltés, en fonction de leur qualité.

Ce projet remonte tout de meme à presque 10 ans, puisque les résultats ont été publiés en 1998. De nombreux producteurs de vin ont désormais recours à ces pratiques.

Le projet VINTAGE (Viticultural Integration of NASA Technologies for Assessment of the Grapevine Environment) plus récent, étend ce "savoir faire" et a permis , en collaboration avec l'université du Montana, et la California State University de généraliser l'usage des technologies géospatiales. Il permet l'élaboration de cartes comme celle ci contre (source:Nasa), sur laquelle les différentes parcelles sont analysées en fonction de caractéristiques telles que la densité du feuillage, l'alignement des rangs...

Ce projet de grande ampleur montre d'abord que le secteur vinicole est stratégique pour la Californie, en terme d'emplois comme d'impots. On pourrait cependant s'étonner que la NASA s'interesse à la viticulture. C'est oublier les spécificités de la recherche aux Etats Unis, ou le passage entre la recherche et ses applications commerciales sont beaucoup plus facilitées qu'en France. Il n'en reste pas moins que cette initiative scientifiquement intéressante remet en cause toutes les perceptions -pas seulement françaises- que l'on a du vin: importance de l'historicité, du savoir-faire patiemment entretenu, de la subjectivité du vigneron, qui font tout la valeur d'un vin de qualité.

Ensuite, il pose la question de l'intrusion des technologies ultra avancées dans la viticulture. Deux attitudes possibles: soit on s'indigne du fait que la France ne suive pas et ne fasse pas assez d'efforts d'innovation. Soit, et c'est notre point de vue, on peut voir dans ce genre de projets de grande ampleur le symptome d'une industrialisation croissante du vin, au détriment de sa valeur historique et culturelle.

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jeudi 28 décembre 2006

Le packaging australien

Dans mon dernier post traitant de l’analyse de brevets, j’expliquais l’importance que le packaging est en train de prendre pour l’innovation dans le monde du vin. Aujourd’hui je vous présente une application bien précise de mes derniers propos.

Une des grandes compagnies de vin australien, la Hardy Wine Company, vient de lancer une bouteille en plastique, fermée avec un verre également en plastique, qui en s’ouvrant se déversse dans le verre et est donc prêt à la consommation.


La bouteille de 187 ml n’est commercialisé, pour l’instant, que sur la côte Est de l’Australie, même si le produit a déjà fait ses preuves lors de la tournée du Cirque du Soleil en Australie en augmentant les ventes de vin considérablement. Ce nouveau packaging a été testé sur de la syrah et du chardonnay, vendu au prix de 2,9 € (4,95$ australien) l’unité chez les détaillants. Hardy envisage de l’étendre progressivement à d’autres cépages et aux différentes marques du groupe.

L’invention (sans glamour, sur ça on est d’accord !) est très utile pour servir une grande quantité de vin, rapidement et dans de bonnes conditions higiéniques. Il est donc plus que probable que dans les concerts, spectacles, évènements sportifs, et autres.. l’apparition de ce format ne soit qu’une question de temps.

Le marché du vin est en passe d’entrer dans des lieux où sa présence était auparavent impensable, soit pour des questions pratiques soit pour des questions de sécurité (bouteille en verre interdite), et de rejoindre ainsi les différents sodas, l’eau et la bierre.

Encore une fois les français ont été devancé par les nouveaux entrants sur le marché du vin. Même si l’année 2006 a été une bonne année pour la vente de vin français, il est préoccupant que les nouvelles niches de marchés soient systématiquement occupés par les vins du nouveau monde.

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mardi 19 décembre 2006

No Limit


Pour se différencier de ses concurrents, No Limit ! Après le vin désalcoolisé, les copeaux de bois, le vin à la carte, on s’attaque au packaging. Cherchons l’innovation : des étiquettes féminisées, des couleurs flashies et même certaines bouteilles font tomber l’étiquette pour être imprimées à même le verre, comme les Fruité Catalan !


Mais « l’innovation » ultime revient à des sociétés étrangères, plus exactement australienne et italienne….vous ne voyez toujours pas ?

Un autre indice : Paris Hilton….susurrant son vin à la paille dans une canette !

Et oui ! Ils ont osé : les sociétés Barokes Wine (Australie) et Rich Prosecco ont lancé une collection de vin en canette.

Barokes Wine a protégé ce système sous le brevet Vinsafe®, et a même remporté une médaille d'argent au Royal Melbourne Wine Show 2005.

Quant à Rich, la société a loué les formes de la riche héritière qui n’a pas hésité à jouer le jeu…




D’autres comme Hardy (Grande-Bretagne) proposent le Shuttle c’est-à-dire un ¼ de vin et le verre qui va avec…si ça marche avec la moutarde et la mayonnaise, alors pourquoi pas le vin ?

Je le répète No Limit !

Et en France, la publicité pour les boissons alcoolisées n’est pas permise, bien que des travaux préparatoires pour distinguer le vin des autres boissons alcoolisées est en cours…

Un dossier de Vitisphère sur la communication du vin

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dimanche 17 décembre 2006

Le vin aux OGM, c'est pour demain

L'Institute for Wine Biotechnology, qui dépend de la Stellenbosh University en Afrique du Sud poursuit actuellement des travaux sur la possibilité de faire du vin à partir de raisin génétiquement modifié.
Ce "Frankenwine", pour reprendre le titre d'un article du Chicago Tribune, ne sera pas commercialisé avant 2010, autant dire demain. En effet, cette nouvelle doit etre prise au sérieux, notamment par le monde viticole français. L'éventualité d'un vin fait à partir d'OGM a suscité de nombreuses réactions en Afrique du Sud. Néanmoins, les OGM ne sont qu'une étape de plus dans la tendance à l'industrialisation de la production viticole. Les producteurs français ont une carte à jouer. Il faut s'appuyer sur ce genre d'initiatives douteuses et très contestées, y compris à l'étranger, pour remettre à l'honneur la vision française du vin.


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vendredi 15 décembre 2006

Analyse de brevets et vin


Le secteur vinicole est en train d’évoluer et la consommation de vin continue de grimper. Même si le plus gros du marché se trouve en Europe, les vins européens se sentent en danger face à la montée en puissance des vins du nouveau monde qui sont de mieux en mieux acceptés grâce à leur bon rapport qualité/prix.

Il est important de pouvoir innover et de chercher les nouvelles opportunités ou au moins de bien détecter les menaces qui pèsent sur les vins français. Il est donc fondamental pour le secteur vinicole de développer des stratégies d’Intelligence Economique qui permettront de gérer l’abondance d’information. Un instrument très efficace est l’analyse de brevets.

Les bases de données de brevets sont une source d’information très intéressante tant au niveau économique que scientifique. C’est pour cela qu’il faut tout particulièrement établir une veille continue sur les nouveaux brevets au niveau mondial. À travers l’analyse de brevet, on peut identifier les nouvelles technologies émergentes, les nouvelles opportunités dans l’industrie du vin, les entreprises leaders en innovation, etc...

En appliquant ceci nous pourrions par exemple nous rendre compte que les principales innovations se produisent principalement dans les sous-catégories de brevets : B65D, B67B et A47G qui représentent respectivement le contenant comme les barriques ou les bouteilles (B65D), les fermetures des contenants (B67B) et les utensiles domestiques ayant une relation avec la consommation de vin (A47G). En détectant ces mouvements de fond, les entreprises auraient pu concentrer leurs ressources en innovation vers ces objectifs.

Tout ceci est vrai si l’on considère l’innovation comme un facteur clé de succés dans ce secteur en question, chose qui n’est pas systématiquement le cas chez tous les vignerons français.

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samedi 25 novembre 2006

Faut-il avoir peur des copeaux?

Un débat dont nous n'avons pas fini de parler: il est difficile de s'y retrouver dans l'actualité des levées d'interdiction successives pour l'introduction des copeaux de bois dans le vin. Aux dernières nouvelles, l'introduction de copeaux de chene a été interdite en France par l'Institut National des Appellations ( INAO) pour les vins AOC. Chaque pays se positionne par rapport à ce débat, qui provient du feu vert donné début octobre par la Commission de Bruxelles. Cette autorisation générale répond à des enjeux forts liés au marché viticole mondial. La tendance est visiblement aux vins dits boisés, plus facilement identifiables par le consommateur. On s'orienterait vers une division lourde de conséquences entre vins de terroir ou d'appelations controlées et vins de cépages. A première vue, les copeaux apparaissent comme une menace pour le vin français, une remise en cause d'un savoir faire où l'action de l'homme, des terroirs et des climats a toujours été préférée à la manipulation technique dans l'élaboration du vin. Pour y voir plus clair, une analyse historique intéressante sur vitisphère.com, par JC Martin, historien de l'économie du vin et une remise dans le contexte français dans l'Expansion.

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jeudi 23 novembre 2006


VIN À LA CARTE.COM

Une entreprise californienne appellée Crushpad est en train de révolutioner le monde si statique du vin (tout du moins le français !). Michael Brill, le fondateur et inventeur du concept, propose à ses clients du monde entier de confectionner eux-mêmes leurs vins. Au travers d’Internet, et avec les conseils d’un oenologue, ils peuvent choisir toutes les variables pour aboutir à leur propre vin : type de raisin, terroir, date de récolte, durée de vieillisement en barrique, le type de bouteille, etc...

Encore plus fort, au travers d’un système de webcams, distribuées dans la cave de façon à couvrir toutes les étapes de l’élaboration de son vin, le producteur de vin en herbe peut suivre jour après jour l’évolution du processus qui terminera dans une barrique avec son nom écrit dessus.

Je vois déjà le sourire sur les lèvres de quelques personnes. Eh non ! ce n’est pas un mauvais vin. Le vignoble se situe au sud de Napa Valley , une zone reconnue internationalement pour ces excellents cépages. Le prix habituel d’une bouteille de cette zone : entre 30 et plus de 100 dollars !!! Grâce à ce système, les clients de Crushpad peuvent obtenir un excellent vin (et en plus personnalisé) entre 17 et 32 dollar par bouteille.

Les viticulteurs français doivent cesser de penser qu’ils ont le monopole international du vin de qualité. D’autres zones du monde sont en train de les concurrencer sérieusement et en plus avec des avantages concurrentiels très importants. Par exemple, pour le cas que nous avons exposé où le producteur propose à ses clients un vin de qualité, à un prix compétitif, personnalisé et en plus innovateur.

Il est grand temps que la France se réveille.... la tradition et le prestige ne suffisent plus.

Pour en savoir plus voir l’article du BusinessWeek Online www.businessweek.com/magazine/content/06_28/b3992086.htm?campaign_id=search


VINO A LA CARTA.COM

Una empresa californiana llamada Crushpad está revolucionando el estático mundo del vino (al menos el francés !). Michael Brill, el fundador et inventor del concepto, ofrece a sus clientes del mundo entero de confeccionar ellos mismos sus vinos. Por Internet, y con los consejos de un enólogo, pueden elegir todas las variables para lograr su propio vino: clase de uva, fecha de cosecha, tiempo de envejecimiento en barrica, tipo de botella, etc….

Más fuerte aún, a través de un sistema de webcams, distribuidas por la bodega de manera a mostrar todas las etapas en la elaboración del vino, el aprendiz productor de vino, puede seguir día tras día la evolución del proceso que terminara en una barrica con su nombre apuntado encima.

Ya veo la sonrisa en los labios de algunas personas. Pues NO! No se trata de un vino de mala calidad. El viñedo se sitúa al sur del Valle de Napa, una zona reconocida mundialmente por su excellente vid. El precio habitual de una botella de esta zona: entre 30 y más de 100 dollares!!! Gracias a este sistema, los clientes de Crushpad pueden obtener un excellente de vino (y encima personalizada) entre 17 y 32 dollares cada botella.

Los viticultores franceses deben de dejar de pensar que tienen el monopolio internacional del vino de calidad. Otras zonas del mundo están planteando una competencia muy seria y además con unas ventajas competitivas muy importantes. Por ejemplo el caso que hemos presentado donde el productor propone a sus clientes un vino de calidad, con un precio competitivo, personalizado y encima innovador.

Ya es hora de que Francia despierte…… la tradición y el prestigio ya no bastan.

Para los que quieran saber más puede consultar el artículo en el Business Week Online www.businessweek.com/magazine/content/06_28/b3992086.htm?campaign_id=search

Traducción: Fabián Escarabajal Romera

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